NOTE DU 01-01-2015 ET 07-01-2015

Genèse 2014 > 2015

Root

Octobre 2013, PiNG organise une journée commanditée par le service culturel de la région Pays de la Loire sur les enjeux économiques de l’impact du numérique sur les politiques culturelles. ( la CRCC, on vous dit http://www.culture.paysdelaloire.fr/politiques-culturelles/conference-regionale-consultative/ ) À la louche, normalement un truc participatif un peu du déjà vu, que l’on avait légèrement hacké en le renommant journées de sensibilisation aux Cultures numériques.

Parmi les différents ateliers, Pedro Soler ( http://root.ps ) animait un atelier sur les pratiques artistiques intitulées ainsi « Pratiques artistiques et développement durable » Qu’est-ce que l’économie affective ? Comment développer des espaces de création durables et innovants ? Comment les notions de partage et de bien commun influent sur les pratiques artistiques ? Il a choisi de montrer 5 artistes-chercheurs. Au delà des conditions que chaque artiste essaient de créer pour mene à bien ces travaux souvent collectifs, Pedro S. aborde pour la première fois la question de l’anthropocène, comme fil conducteur de la démarche de ces artistes. Voici les restitutions de la journée http://www.pingbase.net/wp-content/uploads/2013/11/CRCC_numerique_restitution.pdf Nous échangeons ainsi sur les pratiques Art/Science/Techniques citoyennes et artistiques qu’il connait et comment ces démarches de mettent en synergie, mouvement, notamment en amérique latine.

Trop de pixel

Une semaine plus tard, vers le 16 octobre 2013. Direction le Brésil, pour participer à Tropixel des rencontres au croisement d’un summerlab http://summerlabnantes.net/ ou de labSurLab https://red.anillosur.net/g/labsurlab3 à Ubatuba. Vous trouverez sur cette page un compte rendu glitché mais authentique http://www.pingbase.net/blog-actus/a-tropixel-des-lab-en-mouvement. Des « labs en mouvement », avais-je appelé ce reporting, pour qualifier leur réflexion interne, et montrer leur dispositif nomade. Nos excursions nous ont amené au coeur d’un quilombo ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Quilombo_%28esclavage%29 ), beaucoup de collectifs présents sont en relation avec des universités, impliqués dans les cultures numériques libres, …

Revue

A l’époque abonné à l’ex- excellente revue Revue des livres, un numéro spécial intitulé ‘Penser et Agir en tant qu’espèce’ m’amène à lire un article de JB Fressoz ‘l’inquiétude climatique : histoire d’un refoulement politique’ recueillis par Charlotte Nordmann. Il est évoque que ‘d’autres chemins étaient possibles ,face au risque écologique lié aux transformations technologiques, que certains sont encore praticables’… JB Fressoz décortiquant son ouvrage « l’apocalypse joyeuse’. Quelques mois plus tard, un article dans cette même revue intitulé « l’anthropocène : âge de l’homme ou âge des limites » fait une comparaison tout en nuances entre l’approche de Agnès Sinaï ( « Penser la décroissance » ) et Christian Schwärgel ( « L’âge de l’homme, construire le monde de demain à l’ère de l’anthropocène » ). Dans le 1er ouvrage, un ensemble d’auteurs évoquent les questions de biens, communs, d’utopie de croissance verte, du « mythe pacificateur » de développement durable, … le deuxième promeut plutôt « la puissance d’agir de l’humain, lié à un modèle « productiviste » ou progressiste, définissant l’avenir comme une continuation indéfinie du passé en mieux. » http://issuu.com/revuedeslivres et http://issuu.com/revuedeslivres/docs/rdl_8global

Bienvenue

Octobre 2013 article dans la presse ‘Libération’ d’octobre 2013, avec une interview pleine page de JB Fressoz, C Bonneuil « L’Evénement Anthropocène » dont je fais l’acquisition. _ « Avec ce livre, nous avons voulu esquissé ce que serait une histoire politique de ces courbes en plein essor, levé le voile sur les choix militaires, techniques ou politiques » (…) _ « l’anthropocène condamne à la responsabilité ». C’est légèrement complexe, je ne suis pas expert en histoire des sciences et techniques, etc …et alors ? continuons à lire, et croiser les données.

Croisement(s)

Quelques rdv de juin à décembre 2014 on permit de définir les bases d’un travail de recherche/création, de médiation/publication, de formation/documentation partagé avec Labomédia ( Orléans), Lieu Multiple ( Poitiers ). Ces deux structures sont en effet dynamiques dans le champ de paquerettes de la culture numérique, qu’il faut bien cultiver http://www.parcoursnumeriques.net/articles/usages/cultivons-nos-jardins-numeriques, de la création art/sciences et de la médiation et transmission http://lieumultiple.org/ Nous commençons à imaginer une plateforme de coopérations, tout en nous rendant à des rencontres PixelAche dont le thème BioCommons conforte notre idée d’une nécessaire réflexion sur les dispositifs de médiation vis à vis du grand public sur ces questions cruciales http://www.pingbase.net/photos/index.php?album=pixelache-2014/ http://www.pixelache.ac/camp-2014/ Au retour du nord, Aniara Rodado m’invite à une journée atelier-conférence Anthropocène/regards croisés au Laboratoire d’Hydrodynamique LadHyX de l’École Polytechnique et DatAData, unité de recherche de l’ENSBA-Lyon. Je n’ai pas plus assisté à la conférence de l’après-midi mais les échanges du matin très orientés Art/Science quoique sympathiques m’ont amené à deux remarques très peu originales : comment ces projets art/recherche qui tendent à vouloir rendre beau et sensibles les démarches scientifiques, les artefacts de la nature peuvent aborder l’anthropocène ? et si ces échanges sortaient des labo de sciences/techniques pour aller là où se font les pratiques culturelles, artistiques, citoyennes ?

Résidenci@s

Septembre 2014, c’est la rentrée. On commence à imaginer un temps dédié, spécifique à ces enjeux 0.Camp au Lieu Unique. Le LU n’étant pas la ZAD, mais pas Le Louvre non plus, nous pouvons concevoir ce temps long de 6 mois ( jan > juin ) de façon autonome et libre. On part sur un format assez classique de micro-résidences ( à l’instar de ce qui ce fait à PixelAche http://www.pixelache.ac/blog/2014/designing-trans-disciplinary-residencies/, articulées par un travail de mise en connexion et relation ). Nous aimerions, aurions aimé partir sur une démarche ouvert, libre du style P.A.F http://www.pa-f.net/, mais devons composer avec les impératifs de structures associatives culturelles. ( dossiers, préparations, communications, … ) Nous accueillons en octobre Michka Melo, chercheur citoyen a fo.am http://lib.fo.am/michka pour co-animer un atelier à destination de médiateur culture scientifique et technique. Cette journée est animé par le CNAM, elle est intitulée 2’days Up et doit permettre d’imaginer en quoi le fameux ‘numérique’ va bouleverser les pratiques d’animations des CCSTI ( I comme Industrie ). On aborde via l’alibi de l’atelier ‘Construire une pile microbienne’ forcément d’autres enjeux, comme l’enjeu de l’Open data dans les sciences, la recherche citoyenne ou les sciences anciennes : http://fablabo.net/wiki/Pile_microbienne Dans la foulée, soirée organisée chez nos voisins de Mille Feuilles, espace ateliers d’artistes et plateforme de production http://www.millefeuillesdecp.com/artistes.html : John Jordan et Isabelle Frémeau viennent présenter leur livre-docu vidéo ‘Les Sentiers de l’Utopie’ réalisé il y a quelques années. Retour sur ce voyage volontairement utopique, beau au coeur de communautés en Europe. On évoque leur impression 7 ans après, et l’actualité. On parle ainsi de Cop21, et du rôle des activistes/artistes/citoyens dans ces événements globaux. http://www.labofii.net/ Du bocal à l’englobant. En décembre, nous accueillons Ewen Chardronnet de retour des USA http://www.ewenchardronnet.com/mojave_epiphany/ pour préparer les résidences 0Camp. Tour d’horizon de quelques réflexions, projets passés, et ré-écriture de la note d’intention, de départ plutôt : Lab is Art https://artlabo.org/0/?page_id=39 Un axe commun : de l’holocène à l’anthropocène https://artlabo.org/0/?page_id=105
Coupure de noël