Amélie Charcosset

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Amélie Charcosset est enseignante de français pour les étrangers et animatrice d’ateliers d’écriture ici et ailleurs, avec celles et ceux qui parlent la langue, ou pas, qui l’aiment, ou pas, et qui la poétisent… volontairement ou pas. Ses connaissances en sciences/bio/logique se limitent à la réalisation de sudokus niveau 3 (et encore), mais elle est intriguée par les poissons qui dessinent des mandalas pour protéger leurs œufs et par les capacités de camouflage exceptionnelles de la seiche.

Ateliers d’écriture

Formée par Kalame, le réseau des animateurs d’ateliers d’écriture de Belgique francophone, Amélie Charcosset a réalisé un mémoire sur l’atelier d’écriture en classe de langue et participe régulièrement à des masterclasses, des journées d’échanges de pratique, ou de formation continue.

Sa façon d’animer des ateliers est composée de plusieurs éléments :

- Des valeurs qui lui tiennent à coeur : créativité, bienveillance et écoute

- Des inspirations littéraires qu’elle puise dans des textes contemporains pour la plupart : Laurent Mauvignier, Laurent Gaudé, Alice Ferney, Siri Hustvedt, Blaise Cendrars, Alessandro Baricco, Georges Perec et tant d’autres.

- Des orientations oulipiennes, avec l’idée que “la contrainte libère l’écriture, et permet de nous emmener dans des endroits où on n’aurait pas forcément mis les pieds tout seul. Mais tous ceux qui approchent l’OuLiPo découvrent bientôt que la contrainte peut aussi être détournée, évitée, oubliée, tant qu’elle permet le mot sur la page.”

Pour Amélie Charcosset, l’atelier d’écriture est à la fois “un atelier, donc – un lieu où quelque chose se construit, est en travail, où l’on met la main à la pâte et aux mots ; un laboratoire – un lieu où l’on cherche, où l’on expérimente, sans savoir peut-être ni quoi exactement ni si cela va fonctionner ; un terrain de jeu – un lieu où l’on peut s’amuser (avec la langue, notamment), mais aussi un lieu pensé pour son public, un lieu où l’on évolue en sécurité.”

Ses ateliers d’écriture sont proposés avec des publics très différents, habitués ou non de l’écriture. Des personnes en apprentissage du français sur des œuvres d’art, des ouvriers sur des souvenirs d’usine, des citadins sur leur rapport aux arbres, des adolescents sur leurs colères, des femmes éloignées de la lecture sur leur (non-)lien avec les livres, des gens habitués de la contrainte littéraire qui en réclament toujours plus, des enfants dans des écoles qui veulent savoir s’ils « ont juste ».

Extraits de textes produits lors d’un atelier vous_avez_dit_bizarbre_pre_sentation.pdf

http://www.ameliecharcosset.com